Traitement de première intention ou précoce

Le Traitement de « première intention » (TPI) par opposition au Traitement orthodontique « classique »

Depuis le 7 juillet 2008, une modification de la nomenclature dentaire a été introduite par l’INAMI pour que les patients puissent, dans le cadre de l’assurance obligatoire, bénéficier d’une intervention initiale pour des traitements d’orthodontie dits « précoces » sans réduire l'intervention réservée depuis toujours au traitement orthodontique « classique ».

L’expérience actuelle montre que l’utilisation des ces nouveaux codesdef n’a toujours pas été assimilée correctement par certains employés des organismes assureurs, ni même par tous les praticiens. Une mise au point semble donc nécessaire pour rappeler que : Le traitement de première intention, repris dans la nomenclature sous les numéros 305933 et 305955, a pour but de couvrir une intervention orthodontique PRECOCE et RAPIDE afin de :

1. corriger les articulés croisés dentaires frontaux et/ou latéraux et lever les verrouillages frontaux et/ou transversaux de l’occlusion, les uns et les autres causant souvent un développement déséquilibré ou insuffisant du tissu osseux alvéolo-maxillairedef ;

2. corriger la position des incisives versées en avant pour prévenir les traumatismes antérieurs;

3. corriger un manque de place pendant la phase de permutation dentaire.

Ce traitement, imaginé pour être rapide dans le temps et très limité dans ses objectifs, peut parfois être commencé vers l'âge de 6 ou 7 ans ou même plus tôt, ou plus tard, mais quoi qu'il en soit, l'intervention de la mutualité obéira, en tous cas, aux règles suivantes :

1. l'attestation du 305933 se fera en début de traitement à la pose de l’appareil ;il y sera joint la notification, qui n'est en aucun cas une demande d'autorisation au médecin-conseil.

2. l'attestation du 305955 (seconde et dernière intervention) se fera en fin de traitement, au plus tôt 6 mois après le 305933 et, au plus tard juste avant le 9ième anniversaire du patient. Si le traitement n’est pas terminé dans le délai des 6 mois, il se poursuivra au-delà jusqu’à son terme avant que l’attestation ne puisse être délivrée. S’il devait se prolonger au-delà de la date du 9ième anniversaire de l’enfant, l’intervention de la mutuelle serait perdue pour ce codedef.

Par cette restriction importante, l'INAMI souhaitait sensibiliser les parents à l'intérêt d'une correction précoce (« petits causes - grandes conséquences » comme le rappelle la chanson « L’effet papillon » de Bénabar) qui pourrait limiter certains "dégâts", prévenir des complications sévères et rendre, dès lors, l'alignement définitif plus facile à réaliser par le traitement orthodontique "classique".

Le forfait global pour le traitement de première intention s'élève (accord dento-mutualiste) à environ 430 € pour les praticiens conventionnés ou partiellement conventionnés et l'intervention se fait en 2 parties de chacune 160 €, selon les règles expliquées ci-dessus.

Cette première et précoce approche sera rarement suffisante pour obtenir le rapport interdentaire harmonieux, fonctionnellement équilibré et le sourire « craquant » dont rêvent les parents pour leurs adolescent(e)s de 15 – 16 ans. Il sera donc logique et souvent nécessaire qu’un traitement orthodontique « classique » soit entrepris secondairement, généralement après une période de latence plus ou moins longue et habituellement en fin de permutation dentaire.

Quoi qu’il en soit, ce traitement classique ne pourra jamais chevaucher celui de première intention et ne pourra impérativement débuter qu’une année, au plus tôt, après l’attestation du 305933. Cependant, ce traitement orthodontique appelé ici « classique » et débutant avec l’attestation du 305631 peut commencer à n'importe quel âge même à 4 ans et sans traitement préalable de première intention si le praticien le juge utile - quand les déformations alvéolo-dentaires sont importantes avec des dysfonctions à l'origine particulièrement difficiles à réduire ; - quand les objectifs de traitement sont à plus long terme et dépassent ceux du traitement de première intention (305933 + 305955). L'INAMI fixe alors à la date du 22e anniversaire du patient et à 36 contrôles de traitement régulier – sauf rarissimes exceptions - la limite de son intervention pour un traitement "classique" de ce type. Pour en bénéficier, il existe des règles très strictes de nomenclature qu’il faut respecter : l’accord d’intervention préalable et la régularité du suivi en sont deux indispensables conditions.

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