Extraction des dents de sagesse

 

Il est fréquent d’entendre le patient, consultant pour récidive après un traitement orthodontique, exprimer le regret suivant : « Ah, si j’avais suivi le conseil de mon praticien ! Je me serai fait enlever les dents de sagesse et je n’aurai pas vu ce chevauchement dentaire réapparaître ! »

Déculpabilisez ! La majeure partie du temps, les dents de sagesse n'en sont pas responsables!

Des études statistiques à grande échelle ont permis de conclure que la poussée des dents de sagesse était rarement impliquée dans cette récidive … pour la simple et bonne raison que cette « pseudo-récidive » peut apparaître en absence de dents de sagesse, ou ne jamais apparaître, même en leur présence.

De plus, la structure de l'os alvéolairedef où poussent les dents, n'offre pas un appui suffisant pour que la poussée des dents de sagesse puisse se répercuter jusqu'aux dents antérieures.

Il y a, en effet, d’autres facteurs prépondérants qui interviennent comme, par exemple, l’affaissement physiologique qui accompagne le vieillissement du visage et qui réduit le support alvéolaire en « tassant » le visage ou bien encore les dysfonctions musculaires lors de la mastication (unilatérale, par exemple) qui sont l’origine et l’explication préférentielle de mouvements dentaires non désirés.

La mauvaise position  des dents de sagesse dans la mâchoire, leur orientation d’éruption perturbée, leur taille et le risque d’infection seront, néanmoins, des critères de décision d'extraction qui peuvent être importants.

Une fois, la germectomie des dents de sagesse décidée, il y aura encore à décider du type d'intervention à effectuer. Ce sera au praticien - dentiste ou stomatologue - qui s’en chargera à le proposer et à en discuter : soit une extraction, dent par dent, soit deux par deux ou encore les quatre en une fois.

En général, l’anesthésie locale sera utilisée même si l’intervention se fait en une séance. Pour des raisons médicales ou pour le confort du patient, ce sera peut-être l’anesthésie générale en milieu hospitalier qui sera privilégiée; elle est habituellement pratiquée en hôpital de jour où l’on rentre le matin et que l’on quitte en fin d’après-midi, après l’intervention et un réveil sous la surveillance d'un anesthésiste.

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